mardi 29 mai 2012
J'ai écouté pour vous...
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vendredi 23 mars 2012
J'ai découvert pour vous...
CURIOUSETAJe vous présente le projet original et fort à propos de jeunes vieillards de l’IUT de Provence d’Arles. Ces pimpants curieux ont la très bonne idée vouloir récréer un cabinet de curiosités interactif en s’inspirant du Cabinet of the Rhône, créé par l’artiste Mark Dion.
Bien installé sur les réseaux sociaux d’aujourd’hui, ils proposent que n’importe quelle personne puisse leur envoyer, dès le 24 mars, des photos d’objets rares, étranges, curieux, bizarres, banals, inédits, fétiches ou détestés pour créer ainsi une collection singulière.
Ils proposent 4 thèmes :
Dedans / Dehors
Ici / Là bas
Nature / Artificiel
Hier / Aujourd’hui

Crédits photos : copyright Jean Luc Maby (http://www.arles-antique.cg13.fr/mdaa_cg13/cesar-rhone/MarkDion.htm)
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mercredi 21 mars 2012
J'ai lu pour vous...







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dimanche 11 mars 2012
Montre moi ton cabinet, je te dirai qui tu es...

Aujourd’hui cet illustre ancêtre des musées s’appelle le Ashmolean museum du nom de l’un de ses plus anciens et célèbres donateurs, Elias Ashmole. Ce bien nommé fut célèbre dans sa vie par ses activités politiques et pour être l’une des figures franc-maçonnes emblématiques de l’époque. Très jeune, il fut attiré par les sciences et notamment l’astrologie. Mais ses intérêts se sont vite étendus à d’autres disciplines scientifiques comme la botanique, la médecine et la sténographie. Inévitablement, c’est une voie plus occulte, l'alchimie, qui allait le séduire.



En tant que jardiner qualifié, John Tradescant l'ancien travaillait pour certaines des personnes les plus puissantes de l'Angleterre. Il était également réputé pour avoir rapporter de ses longs voyages des curiosités naturelles exotiques et géologiques. En 1638, l’année de la mort de John Tradescant l’ancien, une description de son cabinet a été enregistrée par un voyageur allemand du nom de Georg Christoph Stirn. Son récit est éloquent :
«Dans le musée de M. John Tradescant se trouvent les choses suivantes: d'abord dans la cour, il y a deux côtes d'une baleine, puis dans le jardin toutes sortes de plantes étrangères. Dans le musée, nous avons dénombré une salamandre, un caméléon, un pélican, un rémora, une perdrix blanche, un écureuil volant, un autre écureuil qui a une forme de poisson, toutes sortes d’oiseaux brillants et colorés provenant d'Inde, un certain nombre de choses qui semblent avoir été pétrifiées, un morceau de chair humaine sur un os, des gourdes, des olives, un morceau de bois, la tête d'un singe, un fromage, etc ; toutes sortes de coquillages, la main d'une sirène, la main d'une momie, une main de cire très naturelle sous verre, toutes sortes de pierres précieuses, des pièces de monnaie, une image forgée dans une plume, un petit morceau de bois de la croix du Christ, des photos en perspective d'Henri IV et Louis XIII de France, un perroquet de mer, un crapaud-poisson, un wapiti sabot avec trois griffes, une chauve-souris grande comme un pigeon…».

Fruit du hasard ou du grand oeuvre, une dizaine d'années après la mort de Tradescant l’ancien, en 1648, son fils, John Tradescant le jeune, va croiser le chemin de ce cher Elias Ashmole. Tradescant le jeune avait poursuivi depuis une décennie l’oeuvre de son défunt père en collectant à son tour des plantes du nouveau monde et tout autant de spécimens de minéraux et autres curiosités du monde entier. Ashmole, toujours avide de connaissance, va contribuer à l’élaboration du catalogue de cette collection et va financer en 1656 la publication de la Tradescantianum Musaeum. Dans ce catalogue, Tradescant le jeune emploie un principe d'organisation basé sur un système de classification qui distingue les merveilles de la nature, ou Naturalia, d'une part, et les œuvres de l'homme, ou Artificialia, de l'autre. Bien que cette dichotomie soit typique des cabinets du continent de l’époque, la nouvelle classification des objets est généralement dépendante de la volonté individuelle du propriétaire. Dans le cas de Tradescant le jeune, les objets placés dans la première catégorie, celle des Naturalia, ont ensuite été classés en sous-catégories constituées par les trois ordres principaux de la nature (animal, végétal et minéral). Quant aux objets placés dans la deuxième catégorie, celle des Artificialia, ils ont ensuite été classés par type, souvent mal définis.

Ce catalogue figure comme le premier catalogue recensant une collection à être publié en Angleterre. Au travers d’évènements un peu confus et probablement malhonnête, en 1659, Tradescant le jeune va céder légalement sa collection à Ashmole. Ce dernier en prendrait possession au moment du décès de Tradescant le jeune. Or sa mort survient peu de temps après, en 1662. Et la veuve de Tradescant le jeune contesta la volonté de son cher époux en affirmant que son mari avait signé un document sans en connaître le contenu. D’aucuns diront qu’il était en état d'ivresse lorsqu’il léga sa collection à Ashmole. La question fut finalement réglée par la chancellerie, non sans mal vu les relations et l’appartenance maçonnique d’Ashmole. Toutefois la veuve obtint la fiducie de la collection de son mari jusqu’à sa mort. Et attention c’est là que ça se corse. En Angleterre même derrière l’histoire apparemment banale des cabinets de curiosité peu se cacher une véritable tragédie shakespearienne car en dépit du verdict de la chancellerie, Ashmole était déterminé à obtenir la collection dont il avait financé à la faire découvrir au monde. L’histoire retiendra alors que peu de temps après ses faits, Mme Tradecant fut retrouvé noyée dans son bassin de jardin.

En guise de conclusion, votre hôte ne cèdera pas ici à l’un de ses marronniers à savoir que peut être Ashmole, cet alchimiste franc maçon, a été le bras armé d’une puissante organisation pour récupérer un trésor rare à l’accomplissement du grand oeuvre et dissimulé dans la collection des Tradescants. Et non, je n’imagine pas une histoire parallèle à cette tragédie qui pourrait conduire à l’une des plus importantes révélation sur l’art hermétique de ces 300 dernières années Et je me contenterai de croire qu’Ashmole a cédé toute sa collection et qu’il ne demeure pas, cacher aux yeux du monde, dans une pièce secrète dans un sous sol secret de l’université d’Oxford, le trésor alchimique caché d’Elias Ashmole.
Sources : http://www.encyclopedia.com/topic/Elias_Ashmole.aspx /// http://www.allbestarticles.com/arts-and-entertainment/antiques/museums-and-cabinets-of-curiosities.html /// http://www.strangescience.net/tradash.htm
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jeudi 8 mars 2012
J'ai découvert pour vous...



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samedi 25 février 2012
J'ai domestiqué pour vous...

LES FREAKS DE CHARLES EISENMANN

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samedi 4 février 2012
J'ai testé pour vous...

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