
La nounou de Bonne-Espérance
Comme tous les parents vous le diront, avoir un enfant est le plus beau cadeau de la vie. Toutefois, il ne doit pas empêcher les parents de continuer à s’épanouir. Adopter un animal de compagnie est à peu près de chose similaire. Votre adorable animal ne doit pas vous faire oublier les autres personnes, ni vous gêner dans vos obligations professionnelles et encore moins vous priver des délicieux moments de la vie comme les soirées triviales entre amis.
Comme tous les parents vous le diront, avoir un enfant est le plus beau cadeau de la vie. Toutefois, il ne doit pas empêcher les parents de continuer à s’épanouir. Adopter un animal de compagnie est à peu près de chose similaire. Votre adorable animal ne doit pas vous faire oublier les autres personnes, ni vous gêner dans vos obligations professionnelles et encore moins vous priver des délicieux moments de la vie comme les soirées triviales entre amis.
Malgré tout, il est très difficile de délaisser son fidèle compagnon pour une vie de patache. Sur les conseils avisés de mes amis, je me suis dit qu'il était temps pour moi de jouir à nouveau des petits bonheurs de la vie de professeur. Et c'est ainsi qu'après deux mois d'une éducation sans faille, j'ai coupé petit à petit le cordon et je me suis mis à la recherche d’une nounou. Estimant que Bonne-Espérance avait été privé de la chaleur d'une mère (et cela malgré tous mes efforts), j’ai engagé Mary, jeune anglaise de 43 ans, venue à Paris pour faire ses études en parapluitologie.
Il serait trop long pour moi de vous livrer ici tous les évènements qui ont suivi, mais je crois que Bonne-Espérance a énormément appris pendant les 3 semaines que « Mary » a passé avec nous.
Sans appeler un accident, l'évènement qui a causé son départ, elle a fait découvrir énormément de choses à Bonne-Espérance : l’indépendance, les confidences que l'on fait seulement à une femme, le Uno, les ballades nocturnes sur les toits de Paris et malheureusement sa sexualité.
Pourtant à voir la photo, rien ne laissait supposer que cette femme quelconque puisse faire perdre la tête à Bonne-Espérance. Collé à elle 24h sur 24h, il était devenu complètement addict. Toujours excité, ne voulant plus s’alimenter sinon à la poitrine de Mary, s’enfermant pendant des heures à écouter de la musique québécoise, nos rapports finissaient par en pâtir.
Jaloux de cette relation, un soir où j’avais arrosé la nouvelle découverte de mon confrère le professeur Bletner, je me suis mis à me confier à ma nounou. Et une chose en amenant une autre, je finis par me laisser envoûter par les charmes dissimulés de Mary. Sans penser aux conséquences et au fait que je n’avais pas fermé la porte de l'aquarium de Bonne-Espérance, il nous surpris en plein ébat.
Toutes mes excuses n’y ont rien fait. Bonne-Espérance était inconsolable. Il tenta même de fuguer jusque dans la salle de bains et il ne m’adressa plus la parole pendant de longues semaines. Aujourd’hui, nous arrivons enfin à rire de cette rocambolesque aventure !
Si vous vous demandez ce qu’est devenue Mary, elle est restée en France et je crois qu’elle a épousé un riche restaurateur spécialisé dans les recettes de Homard ! Vengeance ou nostalgie, je n’ai jamais eu l’occasion de la re-pincer !
Ciao Bella




