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lundi 14 avril 2008

J'ai goûté pour vous...

Montparnasse (boulevard du) 102

L’écrivain québécois Jacques Lamarche disait que "la découverte est un plaisir aussi subtil et intéressant que la connaissance". En mettant en application ce dogme, voici venu le temps de (re)partir à la découverte des lieux singuliers de Paris. En cette période de caprices météorologiques, laissez moi vous parler d’un lieu qui a traversé les décennies au rythme des saisons. Il s’agit du restaurant la Coupole, autrement dit, l’une des brasseries les plus célèbres que compte la capitale. Essuyant son lot de rumeurs et autres quolibets à travers les années, le 102 boulevard du Montparnasse n’est pas uniquement un lieu où de jeunes et fringants jeunes hommes viennent tenir compagnie aux femmes dont les charmes semblent avoir été usés par le temps qui passe.

La Coupole demeure un lieu où l’on se sent bien. En franchissant l’une de ces portes d’entrées, on pénètre dans le hall principal et nous sommes immédiatement envahis par une douce ivresse de bien être. Le parfait équilibre de lumière, de hauteur de plafond et de parfum d’ambiance. Cette sensation procure un sentiment de déjà vu ; comme une impression de se retrouver chez soi ou en famille. Les rides se détendent et les sourires de connivence s’affichent avec éclats. Que vous soyez en tête à tête avec votre belle(beau) ou avec des copains, dès que vous êtes installés vous vous sentez agréablement transportés, comme faisant parti d’une grande famille qui prend toujours plaisir à se retrouver. Si l’on doit parfois jouer du coude pour se frayer une place sur les banquettes moelleuses, l’alléchante et très simpliste carte de la Coupole nous fait vite oublier la promiscuité des tables. Et ne boudez pas votre plaisir dès l’apéritif, commander une généreuse coupe de champagne Billecart

Histoire

Avant de se laisser glisser vers l’alimentaire, revenons un instant sur l’histoire de ce lieu. Témoin provilégié des « années folles », la brasserie La Coupole est construite en 1927 par les architectes Barillet et Le Bouc pour les restaurateurs Ernest Fraux et René Lafon. Auparavant, on pouvait y trouver un ancien dépôt de bois et charbon. Le nom est choisi par référence à ceux des établissements avoisinants, «Le Dôme» et «La Rotonde». A l’époque, les 1 000m² de la Coupole, qui en font la plus grande brasserie de Paris, abrite un dancing en sous-sol, une brasserie au rez-de-chaussée et un restaurant d'été à l'étage (recouvert en 1931 d'une coupole en dalles de verre). Le livre d’or de la maison est par ailleurs un véritable répertoire d’art moderne, et l’immense comptoir du bar a connu des piliers aussi célèbres que Kessel ou Hemingway. Aujourd’hui nous pouvons toujours admirés les 33 piliers et pilastres peints qui jalonnent l’immense salle. Le restaurant a été réhabilité en 1988 (après l'arrêté de protection) à l'occasion de la surélévation du bâtiment. La salle du rez-de-chaussée fut à la même époque classée parmi la liste des monuments historiques de la ville.


Du coq à l’agneau

Penchons-nous à présent sur les mets. La spécialité maison est le curry d'agneau, mitonné depuis des décennies par le chef Paul Delbart. Moyennant 50 euros par personne vous pouvez vivre une très belle expérience culinaire. Ne vous attendez pas à une explosion gustative, ici pas de prétention, c’est juste toujours bien fait, sans fioritures ni grande originalité. Mais on n’est jamais déçu, sauf peut-être pour le choix du verre au vin.

C’est cette garantie qui donne tout son charme à la Coupole. Nous pourrions comparer cela à un déjeuner chez mamie, on sait que l’on va se faire du bien sans se soucier de l’originalité, de l’accompagnement du veau ou de la présentation. Pour les gastronomes, mes choix se portent sur le homard flambé au whisky (uniquement lorsque Bonne-Espérance, mon Homard de compagnie ne m’accompagne pas), le velouté de cèpes, les filets de harengs maatjes, le faux filet, sans oublier la très sexy mousse au chocolat.

N’oublions pas qu’au sous-sol, le Dancing accueille aujourd’hui les sets de dj's réputés et des soirées hebdomadaires… Autrefois, cet endroit de débauche a vu se trémousser
Joséphine Baker, Gardel, Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre... Tous les grands noms du Tango et du Jazz adoraient également ce haut-lieu de la convivialité. Et signe des lieux d’exception, à chaque nouvelle époque de nouveaux immortels

Alors si vous êtes de passage ou tout simplement curieux, je vous invite cordialement à y partager un très agréable moment…

« Personnel, merci ! »


jeudi 13 décembre 2007

J'ai gouté pour vous...


Breakfast In America

Encore l’Amérique, allez-vous me dire ? T pas “potible”! Et si, mais cette fois je m’en vais vous parler d’un petit bout d’Amérique que j’ai découvert dans le 5ème arrondissement de Paris.

Et pas de n’importe quel bout, puisqu’il s’agit d’un restaurant ou plutôt d’un « Diner ». En lieu et en place de cailles farcies servies sur son lit d’asperges de mer, je vais vous parler d’omelettes au bacon, de comptoir en métal inoxydable, de cheesacake et de serveuses en roller...

Oh, je sais que pour nombre de français cela reste de la junk food, mais on est loin (très très loin) de la médiocrité d’un fast food américain importé en France. Ici, je vous parle d’hamburger si gros qu’on ne peut décemment pas les manger sans utiliser ses couverts. Je vous parle d’un endroit chaleureux où les serveuses (d’origine anglaise, américaine bref anglophones) sont charmantes. Elles vous accueillent avec un sourire « ultrabrite » en faisant comme si vous leur avez manqué depuis toutes ces années où vous n’êtes pas (re)venus. Je vous parle d’un petit tourniquet qui jonche l’entrée de la cuisine où les serveuses accroches les commandes des clients. Je vous parle enfin du must du cliché des « Diners », tel l’Atlas cher à Parker Lewis, la fameuse cloche (une vraie pas une imitation façon McDo ou Starbeurkkkk) à muffins, brownies et j’en passe….


Alors oui, dans ces conditions, on a de quoi aimer l’Amérique. .

Histoire

Dans la culture américaine, le « Diner » est une institution. Historiquement, le « Diner » était des préfabriqués que l’on transportait d’un endroit à l’autre pour que cette installation serve de restaurant. La spécificité de ces établissements vient du fait qu’ils ont reflété le style « Wagons » restaurants des chemins de fer. Ah l’Amérique et sa conquête de l’Ouest, c’était une belle époque ! John Wayne, Jeronimo, les Strchoumpfs…

Classiquement, un « Diner » est habillé d’un comptoir, d’une salle tout en longueur et d’une cuisine située le long du mur arrière. Dans ces conditions, quel peut bien être le lien avec le style wagon ? Bien souvent, ce sont des trolleys ou des voitures des chemins de fer qui ont été convertis pour les entreprises qui ne pouvaient pas se payer un real « Diner ».

Côté inventeur, on attribue souvent la paternité des « Diners » à Walter Scott. A 17 ans, en cumulant son emploi de journaliste, il vendait des sandwiches la nuit aux ouvriers du journal ainsi qu’aux patrons des salles du room club. Quelques années plus tard, cette activité étant devenue tellement lucratives, qu’il mis fin à sa carrière de journaliste pour se lancer dans la vente de sandwiches dans un chariot hippomobile On peut lui accorder la naissance des ventes de sandwiches à emporter et par conséquent d’avoir engendrer des idées pour tous ces contemporains qui avaient le projet de créer un nouveau mode de restauration.

Reflet de la culture américaine

Ces endroits ont traversé les décennies avec leurs lots d’épreuves. On leur a prêté une mauvaise réputation dans les années 20, ils se sont relookés pour attirer la clientèle féminine en affublant le nom du « Diner » d’un « Miss » dans les années 30, ils ont été les rares endroits où l’on pouvait manger pour pas cher durant la dépression… Un vrai miroir de l’histoire des Etats-Unis.

A partir des années 50, le look des « Diners » va évolué. C’est sous cette nouvelle apparence - extérieurs métalliques, grandes fenêtres, tabourets rouges et des enseignes lumineuses style American Graffiti - que vont nous apparaître, à nous pauvres français, ces institutions. N’oublions pas que c’est dans ces restaurants familiaux que vont apparaître (malheureusement ndr) le drive-in, l’air conditionné, les néons et Le "Fonz" ! Les « Diners » vont ainsi renvoyer au monde entier l’image d’une américaine puritaine et propre tout au long des 50’s. Mais comme tout icône, elle ne résista pas au temps, et très vite cette image devint désuète et quelques peu vieillotte.

Avec les années 60, on assista à l’émergence de nouveaux établissements de restauration rapide. Pour les « Diners » ce fut le signe d’un certain déclin. Pour lutter contre cette nouvelle concurrence, les plus anciens « Diners » (d’apparence « bois et tissu ») ont cédé la place aux apparats des derniers « Diners » modernes fait de métal et de néon.

Au début des années 70, les 3 constructeurs de « Diners » ayant survécu à la crise des 60’s vont profiter d’un élan de nostalgie nationale pour insuffler une nouvelle jeunesse à leurs établissements. Dans ces derniers refuges de la culture américaine, on venait y chercher l’authenticité d’un way of life à jamais perdu.

De nos jours

Comme l’écrit mon confrère, l’excellent auteur Bill Bryson, aujourd’hui il demeure peu de vrais « Diners » au Etats-Unis. Une centaine tout au plus. Les autres sont des imitations ou de pales copies construits dans les années 80, où le prix du néon fluo était à son plus bas. Mais le filon reste juteux. Aujourd’hui, il y a même des musées consacrés à l’histoire des « Diners », pour le droit de mémoire des jeunes générations.


A l’image de « Breakfast In America », le seul vrai « Diner » parisien, ces restaurants sont chaleureux. Même s’il n’a pas l’apparence extérieure de ces cousins américains, on sait à l’avance que l’on n’y vient pas déguster des mets d’une grande qualité gastronomique. On vient y rechercher autre chose, de la convivialité, de la bonne humeur et une bonne dose de calories ! Je ne saurais faire autrement que vous recommander d’y passer un jour de déprime ou un dimanche matin pour aller « bruncher » entre amis.

Quelques recommandations : les blueberry pancakes avec du vrai sirop d’érable, l’omelette Connecticut, le 2x2, les bagels maison avec du Philadelphia, le Dr Pepper, le cheesecake façon New-York ou encore le burger maison : le BIA Burger à base de bacon et de sauce barbecue....

Enjoy your meal !!!

Ps : Breakfast in America. 17, rue des Ecoles. 75005 Paris.

lundi 21 mai 2007

J'ai goûté pour vous...


SWANN & VINCENT

Ne vous inquiétez pas, je ne viens pas de débuter une carrière de cannibale ou encore moins remis en cause mes orientations sexuelles !

Je tiens à vous présenter l'une de mes cantines parisiennes préférées ! Situé place Denfert-Rochereau dans le 14ème arrondissement de Paris, ce petit resto vous réserve una aventura gastronomique sans que vous ayez à vous rendre à Roma, Torino ou Napoli. Avec une décoration léchée et sans chichi, ce "ristorante" vous offre un pure moment de bonheur.

Idéal pour une soirée en amoureux ou pour une bonne ripaille entre amis, vous aurez l'occasion de savourer d'excellentes charcuteries, des recettes de pâtes originales et des gnochettis succulents !Alors amateur ou néophyte, laissez-vous tenter par cette invitation à la vraie gastronomie italienne.

Et sait-on jamais, vous pourriez avoir la chance de me croiser dans un recoin de la salle et ainsi m'offrir un verre de Chianti...

Salute !

Ps : Swann et Vincent, 22, Place Denfert Rochereau. Paris 14ème